Filmographie:
- 1998 - Taxi
- 1980 - Rends-moi la clé
- 1980 - L'entourloupe
- 1976 - L'ordinateur des pompes funèbres
- 1975 - Attention les yeux
- 1974 - L'agression
- 1972 - Elle court, elle court la banlieue
- 1970 - Fantasia chez les ploucs
- 1968 - Erotissimo
A la suite d'un grave accident de moto au début des années
80, Gérard Pirès délaisse le cinéma pour se
consacrer à la publicité. Il compte à son actif plus
de 400 films publicitaires, dont beaucoup de campagne Peugeot.
Taxi marque son retour au long-métrage.
- Pourquoi Taxi?
G.P: "C'est une histoire que je trouve très belle.
J'avais rencontré Luc Besson à ses débuts avant qu'il
ne réalise son premier film. On a passé un après-midi
à discuter cinéma et à échanger des points
de vue, mais je ne pouvais rien faire pour lui. On ne s'est plus jamais
revus.
Il y a deux ans, nous nous sommes retrouvés et il m'a dit:
" Je vais t'écrire un scénario." J'ai répondu d'accord.
Et en pleine préparation du "5ème élément",
il a écrit Taxi et m'a permis de le faire. C'est une aventure que
je trouve extrêmement belle."
- Luc connaissait votre passion pour la vitesse?
G.P: "C'est une passion que l'on partage, on a les même
point de vue sur la façon de filmer la vitesse et la vitesse à
laquelle on doit filmer. On aime le spectaculaire: voitures, motos, avions,
etc. "
- Les compagnes Peugeot était-elle un bon entraînement?
G.P: "Les films étaient basé sur une notion
de spectacle et de spectaculaire, c'était la grande époque
des pubs automobiles. Il y avait une grande émulation entre Citroën
et Peugeot, bien que les deux appartiennent au même groupe. C'était
à qui irait le plus loin et ferait les choses les plus invraisemblables."
- Le tournage a-t-il nécessité de gros moyen?
G.P: "Oui, et c'est rare qu'on mette ce genre de moyen au
service de scène d'action, dans le cinéma français.
On a mis le paqué et quand on dit qu'il faut 10 voitures dans un
plan, on en met 10. Il n'y a pas de maquette."
- Cascades ou effets spéciaux?
G.P: "Je vois mal ce que les techniques nouvelles aurait apporté
à ce film. Il était plus spectaculaire d'employé des
moyens classiques. Un taxi qui roule à fond la caisse au milieu
des embouteillages, cela veut dire 50 cascadeurs car tout le trafic et
constitué de professionnels. Chaque voiture a un rôle déterminant.
Tout est extrêmement calculé et précis. Cela
requiert une chorégraphie minutieuse des voitures et un sacré
self-control de la part des pilotes."
- Tous les grands pilotes sont venus faire chanter les moteurs...
G.P: "Par ma passion pour la mécanique, beaucoup sont devenus
des amis "